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Des sons qui restent en tête

lundi

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juin 2015

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SAMIFATI – Chaï (EP)

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samifati Chaï (EP)Il y a des jours où l’on remercie notre chère boite mail ne pas avoir déplacé certains communiqués de presse fraichement reçus, dans les profondeurs de ses indésirables. On ne connaissait pas le travail de SAMIFATI jusqu’à ce que l’on vienne frapper à notre porte pour nous présenter son tout nouveau clip pour « Lotus », l’un des 4 morceaux présents dans son premier EP intitulé « Chaï ». SAMIFATI est un duo de musique électronique alliant arrangements de violon, sonorités hip-hop, de puissantes basses et des images projetées sur écran. Ce style musical inspiré par la world et la bass music est à mi chemin entre l’univers de Chapelier Fou et celui de Fakear. Amnusique a décidé de se pencher sur l’histoire de SAMIFATI par le biais d’une mini-interview et de vous dévoiler son ressenti sur son premier opus sorti le 26 mai dernier.

L’EP débute sur un morceau qui nous envoie sur les hauteurs de la Grande Muraille de Chine. Dès les premières notes, on sent la patte de Mathieu Gibert, aka MrGib, membre actif de La Fine Équipe qui a participé au mixage de Chaï. Jasmin aurait d’ailleurs très bien pu figurer sur le Volume 3 de La Boulangerie, tant le caractère de la mélodie nous rappelle celui de Chinese Naan réalisé par Fakear et présent sur le dernier opus de LFE. On peut également faire un parallèle avec les titres La Lune Rousse et Morning Japan du Caennais, à une différence près : la présence du violon qui est l’instrument de prédilection de SAMIFATI. C’est l’utilisation de cet instrument qui va ajouter un côté plus classique à la musique électro-world-music du Breton, à la manière des Allemands d’I’m Not A Band, des SomethingALaMode ou, dans un registre un peu moins éléctro, du Messin Chapelier Fou.

Lotus, le deuxième titre de l’EP, nous avait été envoyé par mail sous la forme d’un bien joli clip, réalisé par Axel Vanlerberghe, Manuel Leroux et Laurent Morellec. Dès le premier visionnage, nous avions tout de suite été séduits par la véritable harmonie qui se dégageait entre la mélodie et le lieu de tournage atypique situé à une vingtaine de mètres sous le sol, dans un ancien réservoir d’eau de Lorient. On ne peut d’ailleurs pas s’empêcher de faire le lien avec le morceau F.U.Y.A des C2C, lui même clipé dans un lieu insolite, puiqu’il s’agissait de l’Abbaye de Fontevraud, dans le Maine-et-Loire. Et quand on sait que c’est l’excellent Damien Bolo (C2C, 20Syl, Hocus Pocus, Beat Torrent, Astro Señor…) qui s’est attelé au mastering de l’EP, cette ressemblance entre les deux productions prend alors tout son sens. Lotus vient donner un sacré coup d’archet au violon en lui insufflant tous les codes qui font le succès de la musique électronique d’aujourd’hui.
Gunpowder et Rose, sont les deux derniers morceaux qui viennent boucler l’excellent EP de SAMIFATI. Gunpowder reste dans la lignée des précédents titres de l’opus, avec cette note élégante à la Fakear associée à ce côté plus dynamique propre au travail de MrGib; tandis que Rose conclue plutôt sur une note aérienne, douce et marquée par la mélancolie, à la manière de Louis Warynski ou parfois même de Flume.

Conclusion : A l’instar des SomethingALaMode, d’I’m Not A Band ou encore du Chapelier Fou, le Lorientais SAMIFATI vient donner un sacré coup de jeune à cet instrument ancestral qu’est le violon. SAMIFATI c’est l’art et la manière de dé-ringardiser la musique dite classique, en la plongeant dans un bain de modernité. Pour réaliser ce Chaï, Sami a su s’entourer de la crème de la crème actuelle en matière de musique électronique. De MrGib (La Fine Equipe) à Damien Bolo (proche collaborateur des C2C) en passant par Axel Vanlerberghe, ces techniciens ont su donner ce petit quelque chose en plus qui vient sublimer la musique déjà si percutante du Breton. Cet EP confirme la très bonne première impression que l’on avait eue de SAMIFATI à l’écoute de ses morceaux Lome et Musette. Vous reprendrez bien une petite tasse de Chaï ?!


Mini-interview avec SAMIFATI :

Bonjour à toi, peux-tu nous dire qui tu es et présenter en quelques mots ton projet SAMIFATI ?
SamifatiSAMIFATI :
Je suis SAMIFATI, violoniste et beatmaker. Aujourd’hui, SAMIFATI est un projet que nous menons en duo, Axel Vanlerberghe pour le côté vidéo (Live et clips) et moi-même pour la musique. Sur scène, nous sommes donc deux, avec une scénographie que l’on a créée. Je joue toute la musique et Axel joue la vidéo en direct. C’est exactement la même disposition que dans la vidéo de Lotus.


 Et pourquoi ce nom, SAMIFATI ?
SamifatiSAMIFATI :
J’ai longtemps cherché un pseudo, un nom d’artiste un peu cool, mais je ne trouvais pas. Du coup, j’ai pris mon prénom et mon nom, j’ai enlevé une lettre, j’ai collé les deux et ça a donné SAMIFATI. J’aime l’idée que les gens qui ne me connaissent pas personnellement puissent penser que c’est un pseudo ou un nom inventé !


 Tu peux nous dire d’où tu viens ?
SamifatiSAMIFATI :
J’ai grandi et appris la musique à Lorient, et aujourd’hui je suis entre Paris et Nantes.


Depuis quand fais-tu de la musique ?
SamifatiSAMIFATI :
Je joue du violon depuis l’âge de 6 ans et j’en ai aujourd’hui 23. J’ai appris la musique au Conservatoire de Lorient mais à cette époque j’étais encore loin de faire la musique que je produis aujourd’hui. J’ai eu d’autres expériences musicales en groupe avant de commencer à produire seul sous le nom de SAMIFATI. J’ai commencé ce projet fin 2012.


Quels sont tes influences au quotidien ?
SamifatiSAMIFATI :
Je suis autant influencé par des artistes de musiques électroniques comme Bonobo, Cashmere Cat, Nosaj Thing, Flume; que par des musiciens d’autres univers comme Ibrahim Maalouf par exemple.

Sinon j’écoute beaucoup de musiques traditionnelles, les ressemblances que l’on trouve entre les différentes cultures sont parfois troublantes : ça m’inspire beaucoup aussi.


Tu peux nous parler de tes projets réalisés jusque-là ?
SamifatiSAMIFATI :
En 2014, j’ai monté un projet en partenariat avec le Red Bull Boom Bus et le Festival Interceltique de Lorient. Nous avons composé des morceaux avec les 40 musiciens du Bagad puis nous avons joué cette création sous forme de battle électro-celtique.

Toujours en 2014, entre août et en décembre, nous avons fait une création avec 9 élèves choristes et violonistes du Conservatoire de Lorient. L’objectif était de composer des morceaux avec les élèves, de les enregistrer en studio et de partir en mini-tournée avec elles. C’était vraiment un projet très enrichissant.


Pour terminer, tu peux nous dire un mot sur tes projets à venir ?
Samifati SAMIFATI :
Il y a évidemment la sortie du premier EP « Chaï » (26 Mai) sur le label Trickart. Des concerts sont également à venir. Et pour terminer, la création 2015 avec le Bagad de Lorient, le Festival Interceltique et Red Bull pour l’Acte 2 de la Battle.


Merci à SAMIFATI pour sa disponibilité.

Pays : France.
Style musical : Violon, Electronica, Hip Hop.
Nom(s) : Sami Fathi, Axel Vanlerberghe.
L’info en plus : Le nom SAMIFATI vient de l’association entre le prénom et le nom de famille de l’artiste (Sami + Fathi).
Site web : ici
Maison de disque : Trickart.

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Publié par : , Catégorie(s) : Albums et EP, Analyses, Artistes, Entretiens

Graphiste et illustrateur dans une agence de communication le jour, administrateur et rédacteur web la nuit, Guillaume est le fondateur du site Amnusique.
Sa plus grande fierté ? Il est Carolomacérien. Sa plus grande honte ? Il a possédé (et écouté) l’album de K-Maro durant son adolescence. L’artiste le plus présent de sa playlist ? Très certainement Parov Stelar.

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